Les recherches s’organisent principalement autour de trois axes :
Plusieurs domaines sont directement impliqués dans ces recherches.
La génomique
Elle permet d’analyser des altérations et des expressions géniques à l’échelle du génome. Elle rend aussi possible un génophénotypage plus précis des tumeurs et donc de meilleures stratégies thérapeutiques.
La protéomique
Elle permet de mieux comprendre les altérations somatiques dans un cancer. Principale composante des approches dites "post-génomiques", ses performances sont cependant encore insuffisantes pour quantifier de façon reproductible et fiable des marqueurs protéiques.
Le micro-environnement tumoral
L’objectif est de comprendre les relations entre l’hôte et la tumeur. Ce champ de recherche vise à faire des composants de l’environnement tumoral de nouvelles cibles thérapeutiques.
La thérapie ciblée
La chimiothérapie ciblée vise les mécanismes mêmes de l’oncogenèse. L’existence de ces nouvelles thérapies entraîne une refonte des pratiques de l’oncologie médicale vers une individualisation des prescriptions.
L’imagerie
Les recherches s’orientent aujourd’hui vers l’optimisation des technologies d’imagerie moléculaire associant les techniques classiques de l’imagerie médicale à l’utilisation de traceurs capables de révéler spécifiquement un signal cellulaire. Les bio-technologies permettent en outre des progrès rapides dans l’imagerie des tumeurs.
Interview de Fabien Calvo, Directeur de l'ITMO Cancer
Chaque année, environ 920 000 personnes sont traitées, 320 000 nouvellement touchées et 145 000 décèdent du cancer. Cette maladie représente la première cause de mortalité en France, devant les pathologies cardiovasculaires.
Si la mortalité diminue depuis deux décennies pour certains cancers, l’incidence globale augmente (+ 60 % entre 1980 et 2000). Les personnes âgées sont les plus touchées : un tiers des diagnostics concernent des individus de plus de 75 ans.
Trois raisons expliquent la croissance de la maladie :
Cette maladie peut concerner pratiquement tous les tissus. Dans 50 % des cas, les causes de cancers sont connues (tabac - 25 % des décès par cancer à lui seul -, alcool, sédentarité, surpoids, déséquilibre nutritionnel…). Dans la moitié des cas, il est donc impossible de déterminer précisément les causes d’apparition d’un cancer.
Les succès du dépistage précoce dans le pronostic de nombreux cancers incitent à poursuivre les efforts déjà considérables menés dans ce domaine. Le cancer est en effet au carrefour d’un triple enjeu de santé publique : humain, social, sociétal-économique.
Directeur : Fabien Calvo
Directrice adjointe : Urzula Hibner
Chargée de mission : Corinne Sébastiani